Image par défaut pour fonds
Numéro d'inventaire
fbb
Dates extrêmes
entre 1864 et 1983
Niveau de description
Fonds
Importance matérielle et support
Plus de 27'000 épreuves photographiques anciennes, plus de 90'000 négatifs sur plaques de verre et sur support souple, un ensemble de documents (journaux de voyages, livres de comptes, registres de clients, etc...) permettant d'établir le contexte de l'atelier et de documenter les photographies conservées.
Contexte
Nom du producteur
Atelier Boissonnas
Notice biographique / Histoire administrative

L'année de fondation de l'atelier par Henri-Antoine Boissonnas est incertaine. Dans sa "Notice historique sur la maison Fred. Boissonnas à Genève", parue en 1900 dans son "Essai de photographie binoculaire" (p. 46-47), l'auteur la situe en 1864; il fêtera toutefois le 50e anniversaire de l'entreprise en 1913. L'atelier se serait d'abord établi à la rue de la Cité, puis dans l'ancienne Maison des Trois-Rois à la place Bel-Air vers 1866. En 1872, Henri-Antoine fait construire un immeuble au quai de la Poste (no 4), où il installe son atelier, ses bureaux et salles d'exposition. Fred Boissonnas est associé à son père en 1882 avant de reprendre l'atelier en 1887. En 1900, l'atelier compte 22 collaborateurs. En 1901, il ouvre des succursales à Paris (avec A. Taponier), et à Reims (avec M. Neumayer) et rachète l'atelier fondé en 1897 par Nadar à Marseille (avec F. Detaille); en 1902, il reprend l'atelier d'A. Pasetti à Saint-Petersbourg en Russie (avec Fritz Eggler), et l'atelier de P. Bellingard, à Lyon (avec M. Magnin). En 1918, l'atelier est remis à son fils Edmond. Suite au décès de celui-ci en 1924, la direction passe aux mains de son frère Henri, artiste-peintre et restaurateur de tableaux. L'atelier déménage en 1937 au passage des Lions, puis en juillet 1957 à la rue de Candolle 24, puis au boulevard des Philosophes. Il est repris en 1969 par le gendre de Paul Boissonnas, Gad Borel, qui le déplace à la rue Saint-Léger. L'atelier est finalement transféré à Vésenaz. Ses activités cesse progressivement dans les années 1980. Les archives photographiques sont vendues en 2011 à la Ville de Genève.

Historique de la conservation
Le fonds a été conservé par la famille Boissonnas jusqu'au début du 20e siècle, dans la maison de Gad Borel à Vésenaz, dernier photographe responsable de l'entreprise. Suite aux divers déménagements de l’entreprise, qui ont occasionné des tris, le fonds n’était plus complet, même s’il est difficile d’en estimer le volume des pertes. En 2003, les photographies et documents concernant la Grèce comprenant environ 12 500 tirages et 4500 négatifs (dont 3500 plaques de verre) ont été acquise par l’Etat hellène dans le cadre de la préparation des manifestations culturelles prévues pour accompagner la tenue des jeux olympiques à Athènes ; elles sont déposées au Musée de la photographie de Thessalonique. A l’initiative de Charles Mela, président de l’Association suisse des Amis de la Fondation Sainte-Catherine pour la restauration et la conservation des 4000 manuscrits de la bibliothèque du monastère du Mont Sinaï, les négatifs sur verre des photographies de Fred Boissonnas du mont Sinaï ont été acquises en 2005 par cette fondation, grâce au soutien d’un mécène, M. Spiro Latsis. Enfin, en 2011, la Ville de Genève a fait l’acquisition du fonds dont la conservation et la gestion a été confiée au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève.
Contenu et structure
Présentation du contenu
Fonds de l'atelier photographique de Frédéric Boissonnas
Conditions d'accès et utilisation
Instruments de recherche
Inventaire établi par M. Armand Brulhart en 1993. Divers fichiers présents dans le fonds Boissonnas.
Sources complémentaires
Bibliographie
Transbordeur : photographie, histoire, société, Paris, Macula, 2017
Estelle Sohier et Nicolas Crispini (dir.), Usages du monde et de la photographie. Fred Boissonnas, Genève/Chêne-Bourg, Georg éditeur, 2013.

Toutes les œuvres de ce fonds

En cours de chargement...